•8•

•8•
Entre Chiens et Loups - Tome 2
La couleur de la haine, Malorie Blackman ■


♥♥♥♥


«Je te regarde, Perséphone Hadley. Je suis en bas de chez toi et je te regarde. Plus tard, cette nuit, quand le moment sera venu, je te rendrai une petite visite. Perséphone Hadley. Dix-huit ans. Enceinte de six mois. Celle qui a tué mon frère. Celle dont les mains sont couvertes du sang de mon frère.
Perséphone Hadley.
Celle qui va mourir cette nuit.»


«ROUGE

Douleur
Colère
Rage
Sang
Tempête/ orage
Arme
Révolte
Cris/ hurlements
Assourdissant
Incendie/ détonations/ explosions
Naissance
Tornades/ combats
Feu
Ecarlate/ bordeaux/ cramoisi/ rose
Trahison
Guerre
Haine»


«Parfois, je me dis que je devrais faire mon deuil de Callum, mais chacune de mes respirations me rapproche de lui. Je ne veux pas qu'il me quitte. Il était plus moi que je ne le suis. Je sais que ça semble absurde, mais c'est ce que je ressens au plus profond de moi.
Tu es guérie à présent, et tu vas de mieux en mieux. Je dois me concentrer sur cette idée.»


♥♥♥♥


C'est comme une prise d'apnée un lundi soir, après les cours. De 18H à 19H, sans une pause, j'ai englouti ce roman.
Absorbant. J'étais littéralement dedans.
Fenêtre ouverte, allongée sur le lit, Air à fond dans les oreilles, je lisais. Quand j'ai relevé la tête, il faisait déjà nuit. Déjà ?
Inutile de vous dire, que ce deuxième tome est à couper le souffle ! Génial !

# Posté le mardi 25 septembre 2007 14:58

Modifié le jeudi 21 mai 2009 12:00

•9•

•9•
Les aventures d'Alex Rider - Tome 6
Arkange, Anthony Horowitz ■


♥♥♥♥


«Webber pressa de nouveau le bouton et une photo apparut sur l'écran. Un brouhaha agita l'assistance. A première vue, cela ressemblait à une image du globe terrestre. Puis on découvrait que le globe reposait sur des épaules. Enfin on comprenait qu'il s'agissait d'un homme. Un homme avec une tête très ronde et entièrement rasée - sourcils compris -, sur laquelle était tatouée la carte du monde. L'Angleterre et la France lui couvraient l'oeil gauche. Terre-Neuve sortait du droit. L'Argentine flottait sur un côté de la nuque. Un hoquet de consternation écoeurée parcourut le public. L'homme était un monstre.»


«Alex monta les marches deux à deux, le cerveau en ébullition. Mille questions lui traversaient l'esprit. Qui étaient ces quatre hommes ? Que faisaient-ils ici ? Pourquoi cherchaient-ils Paul ? Le nom de Drevin évoquait quelque chose, mais le moment était mal choisi pour découvrir quoi.
Il s'arrêta devant un signal d'alarme encastré dans une boîte rouge accrochée au mur. Pendant quelques précieuses secondes, son poing hésita contre la vitre.»


«- Je n'ai jamais eu l'occasion de te remercier pour le travail que tu as fait pour nous à Skeleton Key.
- Désolé, pour vos agents.
- Tom Turner et Belinda Troy. Oui, c'est triste. Je regrette de les avoir perdus. Mais tu n'es pas responsable. Tu as fait du bon boulot.
Byrne s'interrompit et laissa courir son regard sur Alex.
- Tu sembles en assez bonne forme, malgré ce qu'il t'est arrivé. J'ai déjà dit à ton patron, Alan Blunt, combien je désapprouve son idée d'impliquer un garçon de ton âge dans ce genre d'activité. Bien entendu, il ne m'a pas écouté. Il ne m'écoute jamais. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle tu es ici.
- Pourquoi suis-je ici ?»


♥♥♥♥


Alex Rider ! Again ! Voici notre nouveau James Bond en herbe, en plus jeune, moins macho (beaucoup moins !) et ... mille fois mieux ! Que dire de ce tome ? Il est tout simplement aussi mouvementé que les autres, toujours aussi sympa, avec mille et une péripéties. Vive Alex Rider !!!

# Posté le mardi 25 septembre 2007 14:59

Modifié le jeudi 21 mai 2009 12:00

•10•

•10•
Entre Chiens et Loups - Tome 3
Le choix d'aimer, Malorie Blackman ■


♥♥♥♥


«Voilà les choses de ma vie dont je suis sûre : Je m'appelle Callie Rose. Je n'ai pas de nom de famille. J'ai seize ans aujourd'hui. Bon anniversaire, Callie Rose. Ma mère s'appelle Perséphone Hadley, fille de Kamal Hadley. Kamal Hadley est le chef de l'opposition - et c'est un salaud intégral. Ma mère est une Prima - elle fait donc partie de la soi-disante élite dirigeante.
Mon père s'appelait Callum MacGrégor.
Mon père était un Nihil.
Mon père était un meurtrier.
Mon père était un violeur.
Mon père était un terroriste.
Mon père brûle en enfer.»


♥♥♥♥


Un roman qui clôt d'une très bonne façon cette trilogie ! Ce que j'aime, c'est qu'avec les trois livres, l'auteur a utilisé trois façons différentes pour raconte l'histoire. L'apogée était pour moi le tome 2, mais celui-ci est très bien aussi. On est content pour Callie Rose, qui méritait bien cette fin-là !

# Posté le samedi 06 octobre 2007 08:00

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:59

•12•

•12•
Mille femmes blanches, Jim Fergus ■


♥♥♥♥


«"En échange des milles femmes blanches que vous nous confierez", poursuivit-il d'une voix plus ferme et plus puissante pour couvrir le tollé général - et bien qu'à ce stade, Chapman, l'interprète, ne fît plus que chuchoter -, "nous vous donnerons mille chevaux. Cinq cent bêtes sauvages et cinq cent autres déjà dressées."
Levant la main comme le pape au moment de la bénédiction, le chef conclut sa requête avec une intense dignité : "Les sangs de nos deux peuples seront désormais irrémédiablement liés."
Une terrible fureur s'était emparée de la salle et pratiquement personne n'entendit les derniers mots du grand homme.»


«Sombrant alors dans un profond sommeil, j'eus le plus étrange des songes... du moins tout s'est passé comme dans un rêve... Ce devait en être un, puisque mon mari se trouvait maintenant avec moi dans la tente et dansait légèrement, sans bruit. Ses pieds, chaussés de mocassins, s'élevaient et retombaient en rythme tandis qu'il tournoyait silencieusement autour du feu en balançant sa calebasse d'où, pourtant, ne sortait plus aucun son. Il dansait comme un esprit autour de mon corps allongé. Peu à peu excitée, je sentis un picotement au creux de mon ventre, entre les cuisses : l'immuable appel du désir que Little Wolf, paradant, faisait naître en moi.»


«Même de loin je me rendis compte que les uns et les autres étaient déjà quasiment saouls. Le he'emmane'e avait perdu tout contrôle de la situation et les danses, généralement bien ordonnées, avaient dégénéré en mouvements circulaires sans rime ni raison. Ceux qui avaient eu la prudence de ne pas s'imbiber s'en retournaient vite dans leurs loges, et les parents se hâtaient de libérer les jeunes filles que l'on attache deux à deux, lors des festivités, avec une simple corde. Cette coutume sauvage, aussi singulière qu'efficace, a pour but de les empêcher de se laisser entraîner par les danseurs aux ardeurs vite exacerbées par la musique. Ou cette nuit, en l'occurrence, par ce démon de whiskey.»


♥♥♥♥


Ce livre cela faisait des années que je voulais le lire et enfin, il arrive dans mon CDI ! C'est le deuxième livre de Jim Fergus que je lis et je trouve que ces romans ont une forme identique. Journalistique. J'aime beaucoup le côté "diary" de l'histoire, et la rencontre Indiens/Blanches est frappante. Un bon roman, beau et triste sur la fin de l'époque indienne en Amérique... Dire que ceci s'est réellement passé !!!

# Posté le samedi 20 octobre 2007 11:35

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:59

•13•

•13•
No et moi, Delphine de Vigan ■


♥♥♥♥


«J'ai relevé la tête et j'ai vu que Lucas me regardait, parce que j'écris de la main gauche avec le poignet retourné, ça étonne toujours les gens, tant de complication pour tenir un stylo. Il me regardait avec l'air de se demander comment une si petite chose avait pu arriver jusque-là. Monsieur Marin a fait l'appel puis il a commencé son premier cours. Dans ce silence attentif j'ai pensé que Lucas Muller était le genre de personne à qui la vie ne fait pas peur. Il était resté appuyé sur sa chaise et ne prenait pas de notes.»


«- Bon, en fait, les exposés, c'est ma hantise, je veux dire que j'ai vraiment la trouille et le prof, c'est pas une crème. Le problème c'est que j'ai raconté que j'allais faire un truc sur les sans-abri... un truc pour expliquer par exemple, euh... comment (là je rentre dans le vif du sujet, la partie délicate, je ne me souviens plus du tout ce que j'avais prévu, avec l'émotion, c'est toujours comme ça) ...comment les femmes, en particulier des jeunes femmes peuvent se retrouver dans la rue. Comme toi.
- Je t'ai dit que je dormais chez des potes.
- Oui, bien sûr, je sais bien, c'est ce que je voulais dire, des femmes sans domicile fixe, quoi..»


«- On est ensemble, hein, Lou, on est ensemble ?
Il y a une autre question qui revient souvent, et comme à la première je répond oui, elle veut savoir si je lui fais confiance, si j'ai confiance en elle.
Je ne peux pas m'empêcher de penser à cette phrase que j'ai lue quelque part, je ne sais plus où : celui qui s'assure sans cesse de ta confiance sera le premier à la trahir. Alors je chasse les mots loin de moi.»


«Elle ne trouve pas ça idiot que je découpe les emballages de surgelés, que je collectionne les étiquettes de vêtements et de textiles, que je fasse des tests comparatifs inter-marques sur la longueur des rouleaux de papier toilette, elle me regarde mesure, trier, classer, avec un sourire au coin de la bouche, un sourire dénué de toute ironie.»


«J'aurais fait n'importe quoi pour que No reste chez nous. Je voulais qu'elle fasse partie de notre famille, qu'elle ait son bol, sa chaise, son lit, à la bonne taille, je voulais les dimanches aux couleurs d'hiver, le parfum de la soupe échappé de la cuisine. Je voulais que notre vie ressemble à celle des autres. Je voulais que chacun ait sa place à table, son heure pour la salle de bain, son rôle dans l'organisation domestique, qu'il n'y ait plus qu'à laisser filer le temps.»


♥♥♥♥


Dès que j'ai vu ce livre, j'ai voulu le lire. En filigrane, je voyais déjà la douceur/fragilité/sensibilité implicite du roman. Je ne suis pas déçue. Il est tout ce à quoi je m'attendais, et même plus encore.
Encore un beau roman.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 11:36

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:56

•14•

•14•
Kafka sur le rivage, Haruki Murakami ■


♥♥♥♥


«- Et pour l'argent, ça s'est arrangé ? demande le garçon nommé Corbeau.
Il parle de sa façon habituelle, un peu lente. Comme quelqu'un qui sort à peine d'un profond sommeil et ne peut remuer ses lèvres tant elles sont engourdies. Mais ce n'est qu'une apparence : en réalité, il est parfaitement lucide. Comme toujours.
Je hoche la tête»


♥♥♥♥



/!\ avec ce maigre extrait, il est impossible que vous puissiez vous faire une idée de.. LISEZ /!\
Ouais j'fais peut-être la feignasse mais j'voudrais juste de dire de liiire... CLIQUE si tu veux vraiment... J'sais pas si ça t'aidera des masses... <3 Je ne vous assure pas ce rare moment de plaisir à 100%, pourtant.
Les goûts des gens sont tellement différents. Pourtant...

# Posté le lundi 22 octobre 2007 13:59

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:55

•15•

•15•
Le combat d'hiver, Jean-Claude Mourlevat ■


♥♥♥♥


«- Bonjour ! dirent-ils presque tous les quatre en même temps, et ils se retrouvèrent immobiles et face à face.
- Vous... montez ? demanda bêtement celui à la casquette.
- Ben, oui... répondit Helen.
Elle se reprocha aussitôt son ton moqueur et, pour se faire pardonner, elle ajouta :
- Et vous, vous redescendez...
- Voilà, dit le garçon.
- Qui accompagnait qui ? osa Helen. On peut demander ?»


«Ramsès se porta à la hauteur de son maître, et ils allèrent côte à côte pendant une dizaine de minutes, puis insensiblement l'homme-chien décrocha et fut à nouveau sur les talons de Mills. Celui-ci renonça. Cela faisait partie des choses qu'il n'arriverait pas à obtenir de lui. En le prenant dans son appartement, cinq ans plus tôt, il avait pourtant fondé beaucoup d'espoir sur ce surdoué de la meute.»


«Milena en eut la chair de poule :
- C'est... c'est très joli. D'où vous vient cette chanson ?
La femme ignora la question et continua à chantonner, rêveuse. On avait l'impression que, regardant Milena, elle regardait aussi à l'intérieur d'elle-même et de ses souvenirs. Elle s'appliquait à chaque note.
- Qui chantait cette chanson ? insista Milena quand elle eut fini.
- Mais c'est vous... répondit la femme. On avait vos disques à la maison... C'est dommage... Oui, c'est dommage, ce qui vous est arrivé...»


«On ne lui avait pas menti. L'aire de combat était la même que dans le camp d'entraînement, et sous ses pieds le sable possédait la même consistance. Cependant, rien n'était plus pareil. Ici, l'espace s'ouvrait vers le haut : au-delà des palissades les rangées de gradins montaient vers le toit en un gigantesque coquillage, et la foule s'y entassait. Myricus le conduisit devant la tribune d'honneur où trônaient une dizaine de phalangistes en pardessus. Parmi ces hommes assis aux meilleures places, il reconnut immédiatement le géant roux et barbu qu'il avait aperçu à l'internat quelques mois plus tôt : Van Vlyck !»


♥♥♥♥


Dès les premières lignes de cet ouvrage, on sait qu'il va nous plaire. Celui-là, c'est le roman jeunesse qu'on ne trouve pas assez souvent. Celui-là, c'est un roman qui te fait voyager, un coup de coeur que tu prend plaisir à avaler, tu vis, tu pleures, tu es dedans. C'est beau, c'est attachant, c'est émouvant, c'est vivant... c'est plus qu'un simple roman.

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 15:03

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:55

•16•

•16•
L'Homme-Arbre - Tome 1
L'étoile polaire, Joann Sfar ■


♥♥♥♥


«Dans une forêt du centre de l'Europe vivait un Homme-Arbre. Il mesurait plus de trois mètres. Mais si l'on faisait abstraction des branches, son gros visage ne se trouvait guère plus haut que celui d'un être humain bien bâti.»


«Eliaou lui expliqua que si les rois donnent de mauvais ordres, il faut aller les voir et leur enseigner quelles sont leurs erreurs afin qu'ils fassent des progrès car même les rois méritent parfois de bonnes leçons.
- Mais tu crois quoi, Eliaou ? Que si on dit à ton roi machin qu'il est un imbécile, il va nous remercier de cette information, qu'il va nous serrer la main et qu'il va retourner chez lui avec son armée sans rien brûler ?
- Je ne sais pas comment il réagira, répondit Eliaou, mais je sais que je dois essayer de le raisonner. Je vais aller chez le roi et je vais lui parler. »


«- C'est la première fois que je vois des fées, leur dit-il.
- Et alors ? On te plaît ? demanda la plus grosse.
- Oui, vous êtes très belles.
Il mentait, bien sûr. Car ces fées-là avaient des seins qui pendaient, des cuisses molles, des ventres ridés, il leur manquait des dents, elles avaient les cheveux gris, blancs, crasseux, leurs ailes étaient rapiécées, tous ces petits corps pendouillaient autour de lui, et tandis qu'elles le lavaient, le nettoyaient, le nourrissaient, on pouvait voir leurs seins, leurs ventres et leurs cuisses se plisser, s'entrechoquer, rebondir sans trop de grâce.»


♥♥♥♥


C'est un univers complétement décalé, dans lequel j'ai pénétré. J'ai mis longtemps à l'ouvrir, peur de gâcher mon plaisir. Je feuilletais les pages, les touchais, les réchauffais, j'admirais les dessins, j'adore la texture de ce livre-là. [non je ne suis pas folle :p]. Mais voilà, je l'ai enfin lu. Mes impressions ? Bizarre, très bizarre, très très bizarre... mais bien. Bizarre bien quoi. Le livre est bizarre, le texte est bizarre, les dessins sont bizarres... mais bien. C'est une aventure (aventure ?) bizarre (oui mais encore), cruelle, satirique, sans foi ni loi, sans morale, marrante, horrible, avec une fin... très bizarre.


# Posté le dimanche 28 octobre 2007 15:04

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:55

•17•

•17•
On achève bien les chevaux, Horace Mac Coy ■


♥♥♥♥


«Gloria et moi avions été prévenus par des vieux routiers que la seule façon de tenir le coup jusqu'au bout dans un marathon de danse, c'était d'utiliser au mieux ces pauses de dix minutes grâce à une méthode précise : apprendre à manger son sandwich tout en se rasant et en se faisant soigner les pieds, apprendre à lire les journaux en dansant, apprendre à dormir sur l'épaule de son ou de sa partenaire; mais tout cela, c'étaient des trucs de métier qui demandaient de l'entraînement. Au début nous eûmes beaucoup de peine à nous y mettre, Gloria et moi.»


«Au moment où il s'esquiva, par la porte du fond, j'eus le temps de voir le soleil scintiller sur l'Océan. L'espace d'un instant, j'en fus tellement sidéré que j'en restai pétrifié, incapable de bouger. Je ne sais pas ce qui me surprit le plus, de voir vraiment le soleil pour la première fois depuis trois semaines ou de découvrir la porte. J'allai jusque-là, espérant que le soleil ne serait pas parti quand j'arriverais.
[La seule autre fois où j'aie été heureux à ce point,
c'est un certain jour de Noël, quand j'étais tout gosse, l'année où je fus en
âge de comprendre vraiment ce que Noël signifiait, lorsqu'en entrant dans
la grande pièce je vis l'arbre entièrement illuminé.]
»


«- Gloria, dis-je.
- Il est grand temps que quelqu'un vous dise vos quatre vérités, à vous et à vos pareilles, reprit Gloria, se déplaçant et s'adossant à la porte, comme pour les empêcher de sortir, et je suis tout indiquée pour le faire. Vous êtes le genre de salopes qui se faufilent dans leur boudoir pour lire des livres cochons et se raconter des histoires dégueulasses et qui n'ont de cesse qu'elles aient gâché le plaisir des autres.
- Ôtez-vous de cette porte, ma fille, et laissez-nous sortir d'ici ! vociféra Madame Highby. Je refuse de vous écouter. Je suis une femme respectable. J'enseigne le catéchisme.
- Je ne bouge pas d'un pouce avant d'avoir fini, dit Gloria.
- Gloria !»


♥♥♥♥


On a fait un film de cela. Il paraît qu'il est aussi marquant que le bouquin. Le bouquin. Son titre. J'accroche beaucoup aux titres. Celui-ci est particulièrement déroutant. Horrible. Et j'ajouterai une dose de plus après avoir fini ce roman. L'Amérique des années 50, figurants à la recherche d'un emploi, pauvreté. Tiens, un marathon de danse. Qui peut danser plus de 200 heures ? 300 ? Avec des pauses de 10mn/h bien sûr. Une ambiance sordide. Une ambiance malsaine. La tension monte.


# Posté le lundi 05 novembre 2007 13:42

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:55

•18•

•18•
Twilight - Tome 3
Hésitation, Stephenie Meyer ■


♥♥♥♥


«Je voyais où il voulait en venir, et je ne pouvais qu'être d'accord. Si le monde n'avait pas été plus fou, Jacob et moi aurions été ensemble. Et heureux. Il était mon âme soeur, dans cet univers, aurait continué à l'être si quelque chose de plus fort n'avait supplanté cela, de si fort que cette chose ne pouvait pas exister dans un monde rationnel. Jacob aurait-il lui aussi droit à cela ? A cette passion qui réduisait l'âme soeur à néant ? Il me fallait le croire.
Deux futurs, deux âmes soeurs... C'était trop pour une seule personne.»


«- Il est comme une drogue, pour toi, reprit Jacob, sans critique cependant. Je vois à présent que tu es incapable de vivre sans lui. Il est trop tard. N'empêche, j'aurais été plus sain pour toi. Je n'aurais pas été une drogue, mais ton air, ton soleil.
- C'est drôle, c'est ainsi que je t'envisageais, avant. Comme mon soleil qui compensait les nuages de ma vie.
- Je peux combattre les nuages, soupira-t-il. Pas une éclipse.»


♥♥♥♥


Qu'est-ce que je peux ajouter de plus à ces deux extraits ? Rien. C'est tellement beau, tellement vrai, que... Rien. Pour ceux qui ne connaîtraient pas (du tout ???), je conseille de commencer par le premier tome, Fascination. Vous entrerez dans un monde magnifique... à Forks, là où il pleut tout le temps. Dans ce livre, cette intrigue peut être paraître simplette, il est vrai. Ce que je trouve magnifique c'est la plume de l'auteur... toute en sentiments et en émotions magnifiquement exprimés. Bravo. Bravo. On ne peut qu'être tentés, puis fascinés et sans hésiter lire ces trois pavés (oui ! trois !). Et c'est pas fini... Encore deux autres à attendre...
Pendant que j'y suis, je voudrais également applaudir à 4 mains (on ajoute les pieds) le traducteur, Luc Rigoureau, qui a fait un travail génial ! Cela fait plusieurs livres que je le remarque... Merci, merci !!





# Posté le jeudi 08 novembre 2007 15:12

Modifié le jeudi 21 mai 2009 11:53