Cette détestation, je suppose que ça veut dire que je dois pas avoir des litres de sang brésilien dans les veines. En tout cas, maintenant on sait pourquoi Tape-l'incruste, la Charme et moi, on était ensemble dans la cité du grand mélange; le hasard, ça donne des associations spéciales.»
Je n'arrivais pas à accrocher ses yeux. Il a appuyé sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Sur l'épaule, il avait son sac de bahut, pour faire l'embrouille avec son père et son oncle.
- La Charme, la putain de ta race, je te parle.
La cabine est arrivée, il a ouvert la porte, alors je me suis mis debout, je l'ai tiré par le bras et j'ai dit :
- Excuse-moi. Excuse. Je t'ai pas bien écouté. Parle-moi. Raconte. Je te jure que je ferme ma gueule. Tu dis tout ce que tu veux.
Il m'a enfin maté en face.
- Ok, Jo. Je monte mon sac, je dis bonsoir à mon père, et je redescends.»
- Ca veut dire Neiges. C'est joli.
- Tu me l'as déjà dit. Tsen, t'es en train de faire avec elle ce que ton père a fait avec ta mère, enfin le même genre, et tu vois bien que ça n'a pas marché.
- Sauf qu'ici y a les produits de substitutions, les centres, on est aidé. Et puis mon père était bloqué face aux Shans, trop nombreux, trop dispersés. Tandis que les dealers autour de la tess, y en a pas une armée, et c'est facile de mettre la main dessus.
- Tu veux t'attaquer aux bicraveurs ? La guerre à la dope ? T'as trop regardé Bronson, t'es pas bien, garçon. Y vont te mettre la tête dans le cul.»
Une bonne claque dans la gueule (pour rester polie :D)
J'adore le langage (typiquement agressif, mais tellement marrant, j'avoue. Recherché, quand même.). J'adore cette bande de copains qui se soutient les coudes. J'adore le narrateur qui ne sait plus qui aider, j'adore le héros qui aime et qui veut la sauver... Merci à ma bibliothécaire de me l'avoir conseillé (Part-Dieu rayon jeunesse-ados, :p)