La vie simple.
C'était avant.
Avant la 107e minute.
J'étais juste un être humain qui marchait le long des maisons où des millions d'autres êtres humains, liés de par le monde par une même passion, le Foot, attendaient l'issue d'un match avant de hurler leur joie d'être vivant ou se décharger de l'angoisse que nous ne cessons à jamais de porter en nous, la mort, plus ou moins malins à dissimuler nos échecs.»
Ah certes ! Il ne lâche pas prise facilement, le tentateur. Je devine que cet énorme gaillard est en train de susurrer à Zidane des mots sifflants, immondes. De ces mots qui vous brûlent la peau, aussi dévastateurs que le feu. Cela vous court dans le sang, même.
On devrait dire faire la haine, comme on dit faire l'amour.»
Ce théâtre ne respectait aucune morale, aucune loi humaine. Il n'était pas correct ni rassurant. Il touchait l'être humain au plus fragile, au point ultime où celui-ci pouvait rencontrer la folie, le déshonneur, la provocation, avant de s'avancer lumineux, solitaire pour qu'il commette l'acte irréparable qui le hausserait vers la connaissance.
Alors le public stupéfait s'interroge et découvre que la liberté d'un homme ne se négocie peut-être pas.»
Il faut quand même noter que même implicitement, on comprend bien l'opinion de l'auteur =).
